“La Main dans la Conscience”
| cetaps.description.printingName | Imprensa Libânio da Silva | |
| cetaps.publisher.city | Lisboa | |
| cetaps.researcher | Alice Laurentino | |
| cetaps.source.place | https://pt.revistasdeideias.net/pt-pt/contemporanea | |
| cetaps.text | LA MAIN DANS LA CONSCIENCE J'AIME peu les femmes. Je suis peu sensuel. Je m'oublie souvent à m'emporter, mais je ne me rapelle d'avoir jamais été un véritable sobre. Mon goût favori c'est dominer, peu que ce soit. Comme personne ne veut se soumettre, je n'ai pas un seul ami. Je reconnais souvent avoir tort, je cède quand mon amour propre n'y est pas pour grande chose. Je suis susceptible, ombrageux et très réservé. Je crois que beaucoup de monde prend ça pour de la fierté ou de la vanité, quoique peu sevère. Je deteste les gens immoraux. J'ai en haine tous les gens qui se paonnent. Je n'aime pas faire des avances á personne, ni petites ni grandes. J'aime la simplicité. La campagne a beaucoup d'attraits pour moi. La chasse est un grand plaisir pour moi. J'aime la solitude quand je sors ou me promène, mais à la maison il me faut du monde et ce sont des femmes. Je n'ai jamais connu une fille publique. J'ai eu toujours la plus grande répugnance à partager entre moi et un mari une femme quelque jolie qu'elle soit. J'aime les vieilles gens, les enfants, et les animaux. Les chats exceptés. J'aime beaucoup les armes à feu, peu les armes blanches. Si jamais j'entre dans les affaires politiques, je crois que sacrifierais tout pour avoir de la popularité. J'aime les plaisirs de la table, sans boire jamais avec excès. Je ne crois pas avoir commis une mauvaise action de ma vie. Je suis insouciant de l'avenir. Je désirais une très grande fortune si elle ne me coûtais pas beaucoup; je crois, pourtant, me contenter de peu de choses, et être heureux. Je ne me suis jamais passioné pour une femme. J'ignore la raison. Je crois, pourtant, que si une femme réunissait à la beauté un talent remarquable sur le chant, elle ferais de moi son esclave, tant une belle voix a du pouvoir sur moi. J'ai été souvent bien amoreux pendant vint quatre heures. Mes premières amours ont commencé à 8 ans et 1/2. Les puissances furent complètes. C'est incroyable, mais c'est l'éxacte vérité. Je n'ai pas encore trouvé une vierge quoique une jeune fille aie voulu se faire passer pour telle mais je ne le crois pas. Du reste je ne m'y connais pas beaucoup. Si j'étais un mauvais sujet, les occasions ne me manqueraient pas. En toutes les classes, sous la moindre fatuité, j'aurais trouvé des distractions. Je l'ai déjà dit, je suis peu sensuel. Souvent je me repend de ma niaiserie. Je désire peu les jeunes filles. Une femme entre 30 et 40 me plais bien plus. Il faut qu'elle soit jolie et bien conservée. J'ai vint quatre ans, j'ai eu neuf maitraisses en titre. Terme moyen chacune a duré 10 mois. Je suis superstitieux. J'aime consulter le hasard avec la première chose venue. Une pierre qui soit tombée, un endroit marqué, une plante que doit être obtenue d'un premier coup de canne etc. Suffisent a mon imagination. Je juge tout au plus mal. Je me défie même des choses qui me flattent le plus. Je sais moi-même que j'ai peu d'esprit, mais je me crois assez d'intelligence. Je ne suis ni brave ni poltron. Ayant une disposition d'esprit avoir toujours un résultat mauvais, je ne m'hasarde pas en mauvaises affaires. Je suis, pourtant, impertinent et je ne souffre pas la plus petite raillerie. Je ne désespere de rien. J'ai toujours trouvé de la facilité et de la présence d'esprit à me tirer d'une mauvaise affaire quelconque. Paime les commotions politiques. Une nouvelle un peu intéressante me fait battre les artères, la respiration me manque presque, les larmes me viennent aux yeux, ma tête devient comme un brasier. L'opinion que le monde peu avoir est mon seul épouvantail. Je déteste les homes en général, mais il suffit qu'il soit anglais pour que je l'exèrce. J'aime le désert. Une campagne sauvage me donne l'envie d'y rester pour toujours. La mèr est un de mes goûts favoris. Rien ne m'éxalte plus qu'un bon bâti- ment, un port de mer bien animé J'aime la bonne musique. La mauvaise je la supporte. J'y trouve toujours quelque chose de bon entremêlé. Je ne puis pas lire un livre qui m'ennuie. Au milieu du monde je vis avec moi-même. On me croit triste, ennuié et misantrope. C'est une grave erreur. Quand je trouve des gens gais et en qui j'ai confiance, je me livre facilment au plaisir. Si ça arrive rarement c'est que les occasions me manquent. J'aime le jeu tant quil ne fait pas peur. Je jouerais toute une nuit mais à pe tits jeux, et avec des véritables amis. Les jeux publiques je les déteste, persuadé que je suis d'avance de ne jamais y gagner. J'ai fait l'experience. Si quelque personne me croit heureux, elle se trompe. Je suis mortellement ennuié. | |
| dc.contributor.author | Cunha e Sá, António Manuel da | |
| dc.date.accessioned | 2025-04-17T14:29:31Z | |
| dc.date.available | 2025-04-17T14:29:31Z | |
| dc.date.issued | 1922-07 | |
| dc.description.abstract | Fragmento do diário de Antonio Saa, divulgado pelo seu neto Mário Saa (1893-1971). Antonio Saa reflecte sobre os ingleses, constatando que de todos os homens estes são os que ele mais detesta. | |
| dc.format.extent | 117-118 | |
| dc.identifier.uri | https://cetapsrepository.letras.up.pt/id/cetaps/131956 | |
| dc.language.iso | fr | |
| dc.publisher | Agostinho Fernandes | |
| dc.relation.ispartof | Contemporânea | |
| dc.relation.ispartofvolume | 3 | |
| dc.rights | http://purl.org/coar/access_right/c_abf2 | |
| dc.subject | Sociedade | |
| dc.title | “La Main dans la Conscience” | |
| dc.type | Article | |
| person.birthDate | 1816 | |
| person.deathDate | 1895 |
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